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INTERVIEW NASTY SAMY (Black Zombie Procession) pour le WEBZINE PUNK IS FOR DUMMIES [Decembre 2006]

INTERVIEW NASTY SAMY (Black Zombie Procession) pour le WEBZINE PUNK IS FOR DUMMIES [Decembre 2006]


"Interview marathon dans ces pages : Nasty Samy nous dit tout sur Black Zombie Procession, son nouveau projet. Si tu la termines, t’es courageux et il est vivement conseillé de se procurer le skeud.
Le bonhomme a la langue bien pendue, une putain de culture et l’envie de la partager... profitez en !"
(Manu, Punk is for Dummies)

1. Tout d’abord, peux tu me faire une petite biographie du groupe ? Vos influences (ciné, books et music).
Les influences du groupes sont assez disparates et éclatées... le groupe est basé sur un concept con comme la lune mais qui a mes yeux est hyper bandant : le film d’horreur/d’épouvante/fantastique/gore, bref la série B et Z... et qu’entend-on en fond sonore de ces films, hein ? Yep, généralement on y entend du heavy, du punk rock et du rock vintage (surf, garage...)... Qu’ouis-je au fond de la salle ? Quoi ? Une réclamation ? Ce n’est pas toujours le cas... ?! Ouaip, exactement, ce n’est malheureusement pas toujours le cas, c’est vrai et c’est bien le problème, MAIS c’est la musique que je voudrais TOUJOURS entendre en fond de ce genre de films... donc, j’ai décidé de lier ces 2 influences, les films dégoulinants et le rock à guitares... ça me semblait un truc fun à faire, pas très original certes, mais bon quitte à faire un truc « conceptuel » autant le faire avec de la barbaque et des larsens...
Donc, au niveau musical, vu que j’ai tout composé seul avec moi-même sans amis ni personne pour me donner des conseils foireux, on retrouve ce qui me fait frétiller, le punk qui bourre et qui suppure de mélodies, et le hard rock / heavy / metal old school, celui qui faisait transpirer de joie le lycéen que j’étais il y a bientôt 15 ans.

Et pour les influences, je ne vais pas me fouler, je vais te remettre celle que j’ai mis dans la page Myspace du groupe, pour être bien clair pour ceux qui n’auraient pas tout compris :
George A Romero, Stuart Gordon, Brian Yuzna, John Carpenter, Tobe Hooper, John Hughes, Bela Lugosi, Vincent Price, Buffy, Don Coscarelli, Wes Craven, Peter Jackson (early years dude !), Walter Hill, Dan Clowes, Crumb, Stephen King, Freddy Krueger, Jason Voorhees, Michael Myers, Ronnie James Dio, OZZY, Glenn Danzig, Henry Rollins, Johnny Ramone, Edward Van Halen, Tony Iommi, Billy Duffy, Roky Erickson, James Hetfield, Cliff Burton, Dick Dale, Link Wray, Jimmy Page, Dave Mustaine, Jeff Waters, Dan Spitz, Deniz Tek, Evan Dando, Wayne Kramer, Ken Chambers, J Mascis, Nono Krief, Jeffrey Lee Pierce, Wiz, Paul Westerberg, Phil Lynott, Billy Childish, Ted Nugent, Jack Endino, Jeff Dahl, Raymond Carver, Hunter S Thompson, Lester Bangs, John Fante, Charles Bukowski, Jean Pierre Putters, Charles Bronson, Jean Pierre Mocky and, of course, SATAN.

Par contre, aucune influence littéraire dans ce groupe, à part peut-être Mad Movies, Fangoria Mag et Toxic Magazine (rip)... je vais quand même pas te faire avaler que Raymond Carver à grandement participé à l’élaboration de mes morceaux... ha ha ha ha ha.

2. Dans BZP, tu tiens les compos, la basse et la guitare et tu ne cachais pas ta volonté d’en faire un projet loin des caves de répèt’ et des routes. Qu’est ce qui a motivé l’arrivée de Mimi (Flying Donuts) et Sylvain (Generic) ? l’idée du skeud ? et la tournée début 2007 ?
Au départ, Black Zombie Procession, c’aurait dû être le nom d’un des derniers morceaux d’Hawaii Samurai, on devait sortir un 45t posthume (après la dernière tournée de groupe en 2005), puis ça ne s’est pas fait because on n’arrivait plus vraiment à travailler ensemble dans un local de répèt‘... on a essayé mais on n’y est pas arrivé, impossible de structurer un morceau ensemble sans se prendre la couenne... donc, vu que je m’étais engagé avec la personne du label qui m‘avait proposé ce projet de 45t, je lui ai proposé d’enregistrer moi-même ces deux morceaux et de lui donner, le deal lui a convenu, il a bien aimé les morceaux, m’a payé le studio et finalement ce projet de 45t est tombé à l’eau, pour je ne sais quelles raisons, je n’ai pas trop cherché à comprendre... donc voilà l’histoire de BZP : moi et le batteur dans un studio mettant en boîte 2 morceaux de surf rock instrumental (avec samples) que j’avais à l’origine composé pour Hawaii Samurai.

Et à la fin de l’année dernière, je me suis retrouvé sans groupe, après avoir passé mes dernières années dans un van ou dans un local de répèt‘, avec plusieurs groupes, je me suis retrouvé libre comme l’air, avec un emploi du temps dangereusement vide... j’ai donc décidé d’en profiter et de faire mon petit projet dans mon coin, que je produirais moi-même et qui comprendrait quelques morceaux que j‘avais écrit pendant la période Lost Cowboy Heroes et des trucs que j’avais entassé ici et là, des riffs, des idées... Ben Donuts était toujours chaud pour s’occuper des parties batteries, donc feu, on a décidé d’enregistrer ces quelques morceaux... pour le chant, on attendait d’avoir toute la zique sur bande et on proposerait ça à quelques potes, de venir baver sur le micro (on a un temps pensé à l‘ex-chanteur de Homeboys, et ça n‘a pas pu se faire)... puis Sylvain (ex batteur chanteur de Second Rate et actuel batteur de Generic) s’est manifesté, il m’a demandé si on cherchait un chanteur et si ça nous intéressait d’avoir un rouquin dans le groupe, et carrément mon pote... je le croyais définitivement mort pour le rock and roll, en fait non, jouer avec le plus grand guitariste du monde (1m78) et le plus intelligent des hommes à dû lui manquer, je ne vois que ça...

Puis on a eu la proposition de Steph’, qui montait sa structure (Kicking Records) et qui voulait que l’on soit la première signature du label, sans même avoir entendu une note de ce que l’on voulait enregistrer (je lui avait juste envoyé les 2 morceaux surf qui aurait dû sortir sur ce 45t fantôme)... donc on a booké des sessions studio, planifié et organisé le taf’ à faire et voilà, quelques mois plus tard : sortie du disque.
Le résultat ayant plu à toutes les personnes impliquées dans le projet, la prochaine étape étant logiquement le live... composer le groupe d’une moitié Second Rate et d’une moitié Flying Donuts nous a paru logique, d’une part pour le travail (on bosse en binôme chacun de notre côté vu que 300 km nous séparent) et d’autre part parce que ces p’tits cons de Flying Donuts ont carrément le vent en poupe en ce moment, ça me permettrait donc de facilement retrouver ma gloire passée, de briller dans la société du spectacle pour jeunes et de reconquérir mon trône... le retour de l’enfant roi, quoi, hi, hi, hi...
On a quelques concerts/mini tournées prévues dans l’année 2007, c’est assez chaud à organiser, on s’y prend à l’avance et on essaie de faire les choses logiquement, genre région par région, ce qui n’est pas forcément le cas avec un groupe « normal »...

3. BZP est ton projet principal alors que les autres membres du groupes ont quant eux déjà une formation. Tu ne penses pas que l’aspect side-project peut nuire au groupe ? Et à contrario, quel est l’apport de chacun des membres à ce nouveau projet ?
Je joue depuis quelques mois (depuis le mois d’août 2006) dans un autre groupe, j’y joue de la basse : HELLBATS (Heavy Horror Rock, le site : www.hellbats.com), on vient d’enregistrer un nouveau disque (au Studio des Forces Motrices à Genève), qui va sortir en février 2007 et on va être sur la route très souvent pour en faire la promo, donc ça ne va pas simplifier les choses...

Mais BZP est un groupe un peu à part, dans l’organisation et dans la zique.. on fait les choses correctement, avec sérieux, mais seulement quand notre emploi du temps nous le permet... on a été très clair dès le début, on ne veut pas s’encombrer avec les aspects lourdingues d’un groupe « normal » , on tournera quand on en aura envie, quand chacun sera en mesure de le faire, on essaiera d’éviter les plans foireux, etc... alors qu’avec un groupe « normal », tu es obligé de prendre ce qui vient, sans regarder les conditions, ni le nombre de bornes entre chaque ville, et d’enchaîner les périodes de concert, de répétitions et de studios... avec BZP, on veut être détendu sur la route, on est entre pote, on se connaît tous suffisamment pour que cela se passe très bien, et il y a un côté « challenge » pour chacun d’entre nous, c’est une bouffée d’air frais par rapport à nos autres activités, pour Sylvain, se retrouver sur le devant de la scène c’est nouveau, pour Jérémie, à la basse c’est pareil (il est normalement guitariste chanteur, dans Flying Donuts), etc... l’organisation du groupe est peu commune, très différente d’un autre groupe (on répète à distance, chacun dans son coin, et planifie des répétitions en groupe juste avant de prendre la route)... c’est différent, et finalement assez intéressant.

BZP est avant tout mon projet, de l’idée de base musicale à l’art-work, en passant par le « concept » du groupe, c’est mon délire, et ça ne changera probablement pas... je vais en studio quand je veux et je sollicite les autres après... les autres sont là pour jouer les parties que je leur demande et que j’avais en tête quand j’ai composé les morceaux, mais ils apportent indéniablement leur touche dans l’interprétation des morceaux : la voix de Sylvain, le jeu de batt’ de Ben, etc... ils ont apporté des trucs très perso aux différents titres, même si je ne leur ai pas laissé beaucoup de marge de manœuvre.

4. Avant de parler des morceaux, peux tu me donner quelques informations sur l’art-work et les nombreux collaborateurs qui ont bossé dessus ?
Je voulais un art-work très graphique, c’est-à-dire que du dessin... que ça soit vraiment dans le délire horror rock, un truc très influencé par de vieilles séries comme Tales From the Crypt, Creepshow, des films horrifiques/slashers des années 80, etc... old school et bon esprit. A l’image des lyrics.

J’ai contacté 3 illustrateurs pour avoir 3 pochettes différentes dans le même CD : Jean Sé (www.myspace.com/sleazyartwork), un très bon pote à moi, qui fait de la BD, qui a réalisé pas mal de pochettes et de visuels ici et là, il écrit également pour mon webzine, il est très branché comics à l’américaine, des trucs très explosifs, très colorés, très vivants, avec des mecs musclés et des tronches de chant-mé, il développe un univers personnel, j’aime bien son style, c’est lui qui a réalisé la pochette de la version CD, les stickers BZP aussi, et quelques autres illustrations dans le livret, ça me semblait impensable de ne pas bosser avec lui pour cet album....
Thom Visual Addiction (www.myspace.com/xthomglamx) a réalisé une des pochettes intérieures de la version CD qui est aussi la pochette de la version Picture Disc, et le premier logo du groupe (que je me suis fait tatouer), c’est également un pote que je connais depuis pas mal d’années (il m‘avait fait des dessins pour un de mes tout premier fanzine !) et c‘est aussi l‘illustrateur attitré d‘Hellbats, il a bossé avec pas mal de groupes aussi...
Puis Bertrand Graphisme Inc. (www.myspace.com/bertrand2 ) à fait nos caricatures de nos faces zombifiées qui figurent dans le Cd et sur la version Vinyl, il avait déjà dessiné le logo de mon site et de quelques unes des rubriques (www.likesunday.com), je l’ai rencontré sur une tournée d’Hawaii Samurai et on s’est échangé quelques mails... Et ma copine a dessiné le logo du groupe (celui avec les 3 zombies à la Romero).

Tous les illustrateurs qui ont participé au projet ont un style différent... pour le merch du groupe (t-shirts, stickers, badges), on va rester dans le même esprit : zombies et old school horror style...

5. Tu as composé les morceaux avec Sylvain Bombled. On pense immédiatement à la grande époque Second Rate. Comment avez vous abordé cette phase ? Petit jeu : Pour chaque morceaux, peux-tu me donner un titre de film qui colle à l’esprit ? D’ailleurs, d’où vous viens cette passion commune pour les succubes, les goules et les zombies de toutes sortes ?
Erreur, jeune homme... j’ai composé les morceaux tout seul, comme un grand. Sylvain n’est seulement intervenu que sur certains textes, et généralement on les a écris à 4 mains (pas hyper confortable à faire, 4 mains sur un stylo...). Il m’a amené des idées, des thèmes à développer et à traduire, et je brodais autour, en rajoutant mes idées. On est fans de films de genres, comme je te l’ai dit, donc on n’est pas aller chercher l’inspiration hyper loin... sur les rayons de notre vidéothèque et Dvdthèque, en fait. Pas con les gars.

Pour Second Rate, c’était très différent, moi et l’autre guitariste amenions des morceaux en répèt’ puis nous les retouchions en groupe, au local, tous ensemble... Sylvain apportait quelques idées de base aussi (composées à 1 doigt sur une basse) que nous réarrangions. Et l’univers du groupe était très différent... je ne participais quasiment pas à l’art-work et aux visuels du groupe...

BZP est beaucoup plus typé.
C’est la première fois que je m’occupe des textes dans un groupe, c’est fun, ça m’a beaucoup plus amusé que prévu, je me suis inspiré de vieux films d’horreur, de slashers, de films de vampires, de tueurs en série, de films de revenants, ou de monstres divers... des histoires violentes, ou ça n’hésite pas à touiller de la viscère... ça paraît un peu crétin, mais c’est un exercice hyper agréable à faire... du coup, j’ai même écrit un texte pour un morceau d’Hellbats pour le nouvel album (« Black Mamba the King Cobra ») , c’est un truc que je vais continuer à faire de temps en temps, ça me plaît bien... pourquoi n’y ais-je pas pensé avant, hein, on se le demande ?

J’aime bien ton petit jeu, c’est parti...
« Zombie of the Black Order » : les films de Romero et les remakes récents de ses films... particulièrement son dernier « Land of the Dead » et le remake de « Zombie » (« l’Armée des Morts ») ... moderne, bourrin et bien ficelé.
« Have you ever touched dead skin » : en l’écrivant, je voyais bien ça dans un épisode de la Série X-Files... en fait, au départ, je voulais partir sur un délire extra-terrestre... un mec se réveille et se sent super zarbi, malade, dans les vapes, il gerbe, il se prend des flashs dans la gueule, il est fatigué et se sent observé, le mec déconnecte complètement.. en fait, il se rend compte qu’il s’est fait ausculter pendant la nuit par d’étranges toubibs, du genre qui ont 5 doigts, une tête oblongue et qui te collent des puces électroniques sous la nuque... cool à mort,non ?
J’ai eu du mal à faire ce que je voulais avec cette idée, donc j’ai transformé ça en une histoire plus bourrine... un mec se réveille, et se rend compte qu’il est mort, il perd ses dents, il a une haleine de bouc et mauvais teint (il ne boit pas Vichy Célestins ! ), il entend des voix dans sa tronche, des cris suraigus qui lui commandent des ordres qui risquent de faire du grabuge (du genre va découper ta concierge à la scie sauteuse et jette la dans le vide ordure)... man, tu te réveilles, tu bois ton café, tu vas pour te frotter les ratiches, te laver la raie et tu te rends compte que t’es mort pendant la nuit, blam... d’enfer, non ?
« Mortal Dive » : les films de tueurs en série hyper barrés, genre « Manson Family » , « Deranged , « Maniac » , etc...
« Just a diligent street cleaner », un peu dans le même délire que la précédente, sauf que le mec fait du ménage dans les rues sombres... il nettoie les trottoirs, quoi... un petit côté « Seven » , « le Silence des Agneaux » , « Henry portait of a serial killer » mixé avec du « Maniac Cop » .
« My life is an eternal winter » : les films de vampire, il y a quelques années, je ne regardais quasi que ça, complètement obsédé (le nom de mon label est en partie dû à ça), des gros trucs ala « Dracula » de Coppola aux films avec Vincent Price, et des trucs fun genre « Vampire vous avez dit Vampire ? »... pour ce morceau on peut penser à « Vampires » de Carpenter, à « Generation Perdue » de Joel Schumacher, à « Aux frontières de l’Aube » de Kathryn Bigelow...
« Lonely Zombified Cowboy » : c’est un titre instrumental, avec un petit thème emprunté à la vieille série « Batman » ; ça pourrait me faire penser à une bande son d’un film de catcheurs mexicains.
« Shadow’s Spawn » : films de vampire toujours, mais plus dans une veine romantique... un peu dans le trip de l’auteur Anne Rice, « Entretien avec un Vampire », etc... genre le vampire est à poil, assis sur un lit à baldaquin, il vient de tirer sa crampe, la quine à l’air, les poils encore tout collés... et il dépose une rose rouge sur le corps de sa victime, une larme au coin de l’œil... c’est beau, non ?
« Succubus without a name » : là, on est dans un délire un peu plus épique... un guerrier part en chasse d’une succube qui terrorise sa région et son peuple... gros muscles, hache à double tranchant, cotte de maille, gourde d’élixir qui réchauffe le cœur et quelques pouvoirs magique au fond de la poche... quelque part entre des trucs Heroic Fantasy ala Kalidor et le film d’aventure qui va bien, celui que tu regardais quand tu passais Noël chez ta mémé, genre « Labyrinth » ou « Willow » ...
« Teenage Dreams and Deaths Instincts » : clairement influencé par le film « Ginger Snaps », entre le teen movie et le film de lycanthrope, il n’y a qu’un pas... et je l’ai franchi.
« She Wolves and Ghouls first » : bien épique également, avec un sample extrait de « Conan le Barbare », qui clôt le disque...un grand film, on peut penser à « Conan le Destructeur » , aussi.. ou à « Barbarians » ... bref, une grande épopée avec des molosses musclées en slip de cuir, avec des chaînes sur leurs bottes (les lacets c’est pour les nazes), qui baisent comme des lapins en rut, qui se battent comme des hommes, qui bouffent comme des porcs et qui ne saignent jamais... pas une chanson pour petite tata, quoi.

6. La sortie du skeud colle avec la sortie de la série des Masters of Horror. Encore un plan marketing ?
Complètement, et ça colle également avec Noel... tu sais, cette fête familiale où il faut faire des cadeaux... donc, tu sais quoi offrir à ta marraine... D’ailleurs en parlant de l’excellente série Masters of Horror, j’ai piqué un sample dans l’épisode réalisé par le maître Stuart Gordon : « le Cauchemar de la Sorcière » pour un break d’un génie absolu dans le morceau « Teenage Dreams and Death Instincts ».

7. Trèves de galéjades, venons en aux faits qui vous sont reprochés : cet album est tout bonnement une tuerie, qui balance entre le métal (dernier Slayer en tête), le stoner (ZZ Top, Living Things) et la power pop (MC4, the Saints), en gardant toutefois une belle cohérence. D’où vient cette volonté de rupture entre les morceaux et quels sont les points forts de cet album d’après toi ?
Je n’ai pas analysé le truc en ces termes, c’est des morceaux que j’avais mis de côté depuis un certains temps, ils proviennent de différents périodes : un aurait du figurer sur le dernier EP d’Hawaii Samurai, 3 autres datent de la dernière période de Lost Cowboy Heroes, 2 ont été composé en répétant avec le batteur et les autres sont des brassages d’idées empilées ici et là... rien n’a été « pensé » au préalable. Comme je te l’ai dit, la nature du projet BZP a évolué et changé au cours des semaines, donc, tout s’est fait très naturellement, on a tous un peu improvisé nos rôles... le disque s’ouvre sur un morceau très metal (après une intro très théâtrale, un petit clin d‘œil au Black Metal), ça enchaîne sur du punk rock moderne, de la power pop musclée, ça flirte très rapidement avec le surf et certains morceaux sont dans un esprit 70s. C’est du rock, il n’y a pas de volonté particulière de vouloir coller à un style précis... dans ce disque, il y a des références à la musique que j’aime, c’est tout, rien d’autre.

8. La voix de Sylvain est nettement plus agressive que dans Second Rate (et sans vouloir le vexer, c’est la première fois que je comprend les paroles derrière l’accent du Haut !)...
Heu... hum... oui, et quelle est la question ? Tu veux savoir si je l’ai forcé à se faire opérer, du genre racler les cordes vocales au scalpel ? La réponse est NON, mon cher ami.

9. Peux tu dire quelques mots sur les collaborations qui parsèment l’album (Trash Brats, Kevin K...) ? Et quelques trucs aussi sur Kicking Records, le label qui vous héberge et s’apprête à accueillir quelques uns des projets les plus excitants du moment ?
Je connais Kevin K depuis quelques années maintenant.. C’est un guitariste américain (New York) qui est souvent sur la route, il tourne aux 4 coins de la planète avec des backing bands différents...
J’avais organisé un concert pour lui il y a bien 5 ans dans ma ville, et nous sommes toujours resté en contact, et je connaissais également les musiciens français avec qui il jouait à l’époque... à chaque fois qu’il tourne en Europe, soit je le fais jouer soit je partage la scène avec lui avec un de mes groupes, donc on se voit tous les ans... et puis, j’ai été roadie/driver pour sa dernière venue en Europe (mai 2006) pendant une douzaine de jours (Allemagne, Suisse, Pologne)... on a passé pas mal de temps ensemble, ainsi qu’avec Ricky Rat (guitariste sur cette tournée, originaire de Detroit), on a bien sympathisé... et il m’a proposé de m’écrire un morceau pour mon album... il m’en a envoyé un dès son retour aux USA, sur une K7, enregistré à l’arrache sur un lecteur k7 antédiluvien, accompagné d’une lettre manuscrite avec les paroles... très cool et complètement old school... puis il m’a envoyé un autre titre quelques semaines plus tard (qui figurera sur le prochain disque de BZP)... j’ai bien réarrangé le titre, de manière à ce qu’il sonne très boogie 70, mais en gardant la même structure...
En ce qui concerne la reprise de Trash Brats, c’ était le groupe de Ricky Rat pendant plus de 10 ans, un groupe pop punk glam qui a bien bourlingué et sorti une brouette d’albums... il m’a donné les disques de ce groupe, et j’ai décidé de faire une reprise d’un titre qui me branchait à donf’... voilà, c’est un clin d’œil à des gens que je respecte et avec qui j’ai passé du bon temps, et vu que je c’est tombé pendant la période où je commençais à organiser les idées pour l’album des BZP, j’ai pensé que c’était une chouette idée...

Comme je te l’ai dit, Steph’ du label Kicking Records m’a proposé de produire le premier album sans avoir entendu une seule note... il m’a fait confiance, c’est très motivant... Steph vient donc de monter sa structure et a déjà un planning bien chargé pour 2007 (le nouvel album d’Hellbats en licence française, le split CD Flying Donuts/the Joystix, un tribute album officiel aux Sherifff et le premier album de Generic)... on reste tous en famille, quoi, et je trouve ça très cohérent de suivre le projets de chacun, ça permet de lier un truc et de consolider l’image du label, il y une continuité et un lien entre les productions... comme les ricains pourraient le faire.
En tous cas, c’est une nouvelle structure, donc c’est tout frais, c’est un départ pour nous tous, c’est très motivant, on est très enthousiaste, chacun avance au même rythme et dans le même sens. Repose moi la question dans quelques mois pour savoir si je pense la même chose... hé,hé, hé.

10. Hormis BZP, peux tu me présenter tes activités et ton implication personnelle dans le monde fascinant de la Franche Comté ?
Second Rate, Hawaii Samurai, Lost Cowboy Heroes. Quels ont été pour toi les enseignements, les désillusions, les moments de bravoure dans chacune de ces formations ? En quoi cela influe-t-il sur le son des BZP ?

Je n’ai aucune implication dans le monde fascinant de la Franche Comté... j’ai organisé des concerts pendant 3 ou 4 ans, puis j’ai lâché l’affaire, il m’arrive de dépanner encore des groupes (ou tourneurs) que j’apprécie et qui m’ont filé un coup de main... mais, je n’ai plus le temps et l’énergie pour cette activité. Je m’occupe de mes groupes et de mon site, et c’est déjà bien assez... Je passe des disques dans un bar, tous les 2 mois, en binôme avec un pote (Jean Sé, qui a illustré la pochette de l’album des BZP), les RockShock Party, on passe des disques issus de notre collection et c’est détendu : du metal old school, du hard core, du grunge, du punk rock, du hard rock, du heavy rock, du sleaze rock, du classic rock... bref, on se fait plaisir et on essaie d’en faire un petit rendez vous cool tous les deux mois. Ca change un peu de la musique passée dans les bars et c’est bon esprit...

En ce qui concerne mes groupes, aucune désillusion, je n’ai jamais fait de plan sur la comète, je fais les choses très spontanément, sans me poser de questions, si ça intéresse quelqu’un, c’est bien, autrement, tant pis... perso, ça me permet de canaliser mon énergie et d’être « créatif » dans un domaine, et c’est-ce qui est important pour moi... faire quelque chose... ne pas être avachi devant une télé, ne pas parler pendant des heures pour ne rien dire avec des gens avec qui je ne partage rien, ne pas faire semblant de m’amuser dans des endroits que je trouve chiant à mourir, ne pas me contenter de la routine dans laquelle il est si facile de tomber... donc, je monte des groupes, j’enregistre des disques, je pars sur la route quand c’est possible, et je joue beaucoup de guitare... voilà, ça ne va pas plus loin que ça.

Pour Second Rate, j’en garde un très bon souvenir... et il semblerait que les gens aussi vu qu’on m’en parle encore fréquemment alors que le groupe s’est séparé il y a presque 4 ans. Une période riche en évènements où j’ai appris pas mal de trucs sur le monde de la musique underground, une belle aventure qui m’a permis de me lancer dans d’autres trucs par la suite...
Lost Cowboy Heroes, groupe éphémère qui a seulement duré 2 petites années, on voulait sortir du délire Second Rate, avoir un groupe plus rock and roll dans la démarche et l’organisation, en brassant le côté power pop, punk rock mélo et grungy rock and roll... l’erreur à été de vouloir jouer avec des gens issus de délires différents, à l’attitude différente aussi... mais bon, on a sorti des prods, on a fait des concerts, c’était un groupe vivant.. Et qui m’a forcé à être beaucoup plus regardant quant au choix des personnes avec qui je joue dorénavant, un très bon enseignement...
Hawaii Samurai, un groupe qui a beaucoup tourné, un autre univers musical pour moi, des musiciens très motivés, très bosseurs, une très bonne période pour moi, beaucoup de fun, beaucoup de route, de déconnade, beaucoup d’abus aussi... c’était un très bon groupe de scène, avec de bons musiciens, on répétait dur et très souvent (quasiment tous les jours suivant les périodes d‘activités)... sur scène, rien n’était laissé au hasard, il nous est arrivé de faire des sets de plus de 2 heures et demi pour des soirées spéciales (les soirées Pulp Fiction en Allemagne par exemple), on a joué dans des endroits très différents, dans toute l‘Europe... le groupe s’est séparé par lassitude les uns des autres, mais j’ai un grand respect pour mes anciens acolytes d’Hawaii Samurai, je les croise toujours ici et là...

En tous cas, je ne regarde jamais en arrière, je fonctionne toujours au présent et au futur, faut foncer... je ne garde aucune amertume ou de nostalgie de mes groupes, j’ai tiré de chacune de ces expériences des leçons, qui me servent aujourd’hui, soit en groupe, soit dans un domaine plus personnel, mais j’ai assurément passé du bon temps à jouer avec la plupart de mes partenaires (pas tous, mais la plupart...). Et dans BZP, je pense qu’on entend un petit peu de tous ces groupes, même si c‘est pas forcément ce que j‘ai envie de faire... mais luttez contre le naturel, et il revient au galop.

11. Petite interrogation facultative (mais primordiale à mon sens) : le dernier morceaux magistral « She Wolves and Ghouls first », vous l’avez piqué où ? On vous a déjà dit que c’était un truc de malade, inclassable ?
Le titre est une référence explicite au titre d’un vieil album de Van Halen (période David Lee Roth, of course) : « Women and Children first »... on a fait ce morceau pendant une répète, j’avais une ligne de basse et plusieurs idées... on a enregistré les parties basse/batterie sur un radio cassette, et j’ai bossé les lignes de guitares et les arrangements chez moi, avant d’entrer en studio. C’est un morceau très heavy et bien groove, avec beaucoup d’arrangements et de changements d’ambiances... à la fois désertique et très épique.

12. La comparaison incessante avec Second Rate (en premier lieu à cause du line up), ça te fait quoi ? Et si je te dis que pour moi, BZP, c’est la continuité logique de Lost Cowboy Heroes avec de gros morceaux des Rates dedans, je suis dans le vrai ?
Je dis que tu te foules pas...
Je trouve le raccourci un peu facile et sans prise de risque, et pas complètement exact si tu veux mon avis (et tu le veux, n’est-ce pas ?) ... « wahou, il y a le guitariste et le chanteur de Second Rate, pourquoi ne dirons nous pas que ça ressemble à Second Rate, hein, soyons fous ! »
Ce genre de comparaison, ça évite de se creuser la tronche pour rien, ça rend service au mec qui ne voit pas trop où on veux en venir... j’ai composé pas mal de titres de Second Rate, et j’ai composé l’intégralité du disque de BZP, donc effectivement, il peut y avoir des similitudes, dans le sens ou c’est du punk rock, avec des bouts de hard rock et de rock and roll dedans... mais selon moi, le délire est très différent... dans ce disque, je me suis fait plaisir, j’y ai mis ce que je voulais, je me suis permis pas mal de trucs, des clins d’œil, des références, je n’ai pas eu peur d’abuser, il y a beaucoup de solos, beaucoup d’arrangements, c’est très vivant, très explosif, il y a beaucoup de textures, c‘est très « guitaristique »... Second Rate c’était un peu moins « tonitruant »... là, je n’ai pas eu à me soucier des goûts d’une tierce personne, ce n’est pas un travail de groupe, je n’ai pas eu à me soucier d’un autre guitariste qui veut absolument mettre son plan foireux, ni de l’avis d’un batteur casse couille, ni d’un bassiste endormi, non rien de tout ça, j’avais une idée en tête et je l’enregistrais... simple comme bonjour.
Second Rate était assez ciblé... à l’époque on appelait ça de l’emo punk ou du punk rock mélodique, on était très attentif à ce que faisait des groupes comme Hot Water Music ou Samiam, hi, hi, hi... Même si à la fin, on a commencé d’ouvrir les vannes des influences, et c’était pour moi ma période préférée...
Black Zombie Procession est plus nerveux et moins influencé, je ne peux pas te dire à quoi ça ressemble, les groupes référents sont beaucoup moins évidents, l’univers est plus personnel, et ça continuera toujours dans cette voie... et le temps a passé, je suis meilleur musicien, j’ai passé pas mal de temps avec mes instrument entre les mains (guitare et basse), sur la route ou en studio, et ça aide... je suis désormais capable de jouer plusieurs style, et j’ai creusé dans ce que j’appréciais le plus... le fait d’avoir joué avec d’autres groupes m’a ouvert les oreilles et m’a donné la possibilité d’accéder à d’autres cultures musicales (le surf, la country, le vieux blues, le rockabilly...).
En ce qui concerne Lost Cowboy Heroes, le groupe n’a pas eu le temps de trouver sa vitesse de croisière, c’était bien parti et puis ça à commencé à cafouiller avec les autres gars... je voulais en faire un truc simple à gérer, enregistrer beaucoup de titres, composer rapidement, balancer tout ça en concert et voilà... les problèmes internes ont rendu ça beaucoup plus lourd que prévu... j’ai voulu collaborer avec des mecs qui n’avait pas spécialement un background punk ou hardcore (indie on va dire), et ça n’a pas pris entre nous... des bons musiciens mais à côté de la plaque. C’est également moi qui composait la plupart des morceaux, donc... il y a des titres, des riffs, des idées qui datent de cette période, et que j’ai un peu remanié... mais bon, aucune comparaison entre ces deux groupes... Lost Cowboy Heroes était une période transitoire, un groupe où j’envoyais du punk rock grungy entre 2 tournée d’Hawaii Samurai, ça n’a jamais dépassé ce stade...
Avec BZP tout est possible, si je veux alterner un morceau de hardcore old school à un morceau black metal et ensuite envoyer un gros tube power pop, c’est mon droit, si des gens sont dérangés par ça, c’est pas très grave, la Terre ne s’arrêtera pas de tourner pour si peu... mais bon, les premiers retours mettent justement en avant cette ouverture, et plutôt positivement pour la plupart, donc... après, hein, attention, c’est pas un album de fusion, ça reste du rock qui fonce droit en tâtant un peu dans les extrémités... mais pas de quoi décoiffer un canard à la patte cassée qui a poussé mamy dans les orties.

14. Ton webzine « Everyday is like Sunday » est rapidement devenu un chef de file dans le webzinat hexagonal. Un Sleazegrinder à la française en quelques sortes. Peux tu m’en parler (enfin pas à moi qui suis un boulimique mais à tous les incultes qui parsèment la toile) ? Quels sont les chroniqueurs, les sujets de prédilection etc...
J’ai eu cette idée de site à la fin de l’année dernière, juste après la séparation de mes 2 anciens groupes (Hawaii Samurai et Lost Cowboy Heroes)... au départ pour archiver les textes, les chroniques, les colonnes, les interviews publiés dans mes anciens fanzines ou dans d’autres fanzines, et quelques trucs concernant mes anciens groupes... je voulais faire un webzine un peu différent de ce qui se fait habituellement dans ce créneau, un webzine qui privilégie l’écriture et la culture plutôt que l’aspect informatif (on se fout de l‘actualité et de l‘activité des groupes)... qui repose sur les cultures Bis, que ce soit en musique (punk rock, heavy rock, metal, rock and roll...) mais aussi ciné (films d’horreur, teen movies et films de genres...) et littérature (fanzine, bouquins...)... agrémenté d’autres rubriques : mon journal de bord qui commençait à avoir quelques retours et quelques lecteurs (les Nasty Samy’s Values), des colonnes, des textes, des humeurs, des reports, du merch (de mes activités) et une émission radio bidouillé avec les moyen du bord quand j’ai le temps (pas facile... c’est assez fun à faire, je met des morceaux issus de ma collection de disque, avec quelques commentaires... je prépare une émission spécial Noel, qui sera en ligne d’ici peu, surprise ! ).

Cette année, j’ai passé énormément de temps sur ce site, tous les jours, et ça continue... j’écris beaucoup, c’est une activité qui me branche autant que de jouer de la guitare... en fait, c’est les deux seuls trucs que je fais dans ma vie : je joue de la guitare et j’écris... ah, et je fais beaucoup de sport, aussi.

Pour le site, je suis aidé par la Nasty Team, des grosses crapules qui savent parler et écrire sur la musique et le cinéma, avec bon goût et une plume cool... des vieux roublards qui sont dans le circuit depuis un bout de temps, et de très bons potes, c’est la condition obligatoire pour participer à mon webzine, je dois connaître personnellement les collaborateurs et apprécier leur taf’... l’équipe à un peu bougé durant l’année... c’est un peu comme pour les groupes... certaines personnes pensent avoir les épaules pour ce genre d’entreprise, et puis non, ils se découragent, se démotivent et laissent tomber... pour le site tout le monde est à la même enseigne, le but est de garder le site très vivant, donc tout le monde y participe avec énergie, ça sous entend que je demande une participation régulière aux membres de la Nasty Team et pas seulement des textes quand ils en ont envie... c’est un effort collectif. Au passage, cim-er à Mike Hammer, le Blob Morlock, Jean Sé et Captain Splock pour leur collaboration.
Faites y un tour, il y aura forcément quelque chose à votre goût : www.likesunday.com

15. Tu vis pour et par la musique mais on ressent aussi une passion pour le ciné bis. Est ce que l’aventure ciné (devant ou derrière la caméra) ne t’as jamais tenté ?
Je suis pour tenter le max de truc possible. De nouvelles expériences, toujours et encore... par contre le ciné, je ne vois pas par où je pourrais commencer, et ça ne m’intéresse pas plus que ça faut dire, je m’en tape un peu, voir beaucoup... c’est pas un monde hyper attirant, les acteurs, les réalisateurs, les équipes techniques et compagnie, mouaif... ça ne me fait pas triquer, loin de là... Derrière la caméra, non, ça ne m’intéresse absolument pas et devant, ouais, why not, faut voir le projet, et encore, c‘est un peu zarbi comme question... mais comme je te le dis, je ne vois pas comment c’est possible, avec qui et pourquoi, dans quel contexte... mais bon, j’adore le ciné, notamment les films en marge et de genres, mais pour moi ça reste du divertissement pur et dur... je ne met pas le cinéma au même niveau que la musique et la littérature, loin de là... je regarde de moins en moins de films, j’essaie d’aller au ciné 1 ou 2 fois par mois, c’est la sortie avec ma pine-co, et je regarde un film par semaine chez moi, pas plus, et encore, il se passe parfois plusieurs semaines entre 2 sessions DVD/VHS... quand je suis naze, je me pose devant un film, et généralement je m’endors devant... et je me traîne jusqu’à mon plumard... regarder un film, ça ne demande rien, aucun effort, ça passe le temps et ça détend, c’est pour décompresser, pour masser la cervelle... la musique et la littérature, mes skeuds et mes livres/bds, là c’est une autre histoire... une toute autre histoire, du sérieux, toute une vie.

16. 2007 : la tournée. Jérémie (Chanteur/Guitariste de Flying Donuts) s’ajoute au line-up pour tenir la basse. Ca se présente comment ? J’imagine que l’aspect « All star band » ouvre les portes de pas mal de salles...
Comme je te l’ai dit, chacun bosse dans son coin... je répète à Besançon avec Sylvain (le chanteur) et la base rythmique (les 2 frangins Dalstein) répètent chez eux, dans les Vosges. On a calé des répétitions en groupe, quelques semaines avant de partir sur la route. Les gens qui nous font jouer nous ont contacté assez rapidement mais ça reste dans un circuit très fermé, c’est toujours les mêmes personnes et le même environnement... et vu qu’on limite nos sorties, ça nous permet de booker les concerts très en avance donc, c’est un peu mieux organisé qu’avec nos groupes respectifs... pour l’instant je peux pas t’en dire beaucoup plus, vu qu’on n’a pas encore pris la route... on verra en fin de saison, si notre type d’organisation est efficace ou non... pour l’instant on prend ce qu’on nous propose car on a envie d’envoyer la purée en live et de passer de bonnes soirées.

17. Si vous deviez tourner à l’étranger, vous commenceriez par où ?
Les Montagnes Tibétaines... une bonne jam session avec des moines shaolins, rien de tel pour faire virevolter ton karma dans les nuages.

18. Actualités : Sego ou Sarko ? Plus sérieusement, quel est ton avis sur le « Peer-2-peer »
Je ne suis pas persuadé que Punk For Dummies soit le meilleur endroit pour parler politique... en ce qui me concerne, ni l’un, ni l’autre... je dois avouer qu’aucun candidat annoncé ne m’inspire confiance... c’est un vaste débat, trop vaste pour être traité en quelques lignes, j’ai des idées très arrêtées de comment on devrait gérer une société et un pays dit civilisé et développé, et elles sont très différentes de ce que les politiciens de ce pays m’ont proposé ces dernières années...

19. Une exclu’ sur des projets à venir ? Un dernier truc à dire pour les lecteurs de Punk is for Dummies ?
Tout est dans le nom de votre webzine, je suppose... Le truc principal pour l‘instant, c’est la promo du premier album de BZP, et les concerts en Mars, Mai et Juin... on va certainement passer à proximité de votre ville, soyez là, ça va être fun, détendu... avec un set musclé et des clin d’oeils (reprises, etc...). Il y a déjà 2 nouveaux titres en boîtes, reste à enregistrer le chant, et j’ai déjà des idées avancées pour 3 nouveaux titres... j’espère retourner en studio au pendant l’été 2007 pour enregistrer de nouveaux titres... On doit également figurer sur le tribute au Sheriff qui va sortir en 2007 sur Kicking Records, on va reprendre le titre « Condamné à brûler », et sur une compilation CD qui doit sortir courant 2007 (avec Supersuckers, Tokyo Sex Destruction, Flying Donuts, Dead Pop Club et compagnie...) Pour le reste, on est bouillant, on est ouvert à des collaboration, à des idées... n’hésitez pas à me contacter. Idem pour les concerts, on planche actuellement sur le planning 2007, n’hésitez pas à me contacter si vous voulez nous faire jouer. Merci pour l’intérêt porté à mes activités, à bientôt et continuez le bon taf... « And remember, the Undead people are not who you think they are... »