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INTERVIEW NASTY SAMY/BZP pour le magazine NEW NOISE (septembre 2014)

[Sam Guillerand -aka Nasty Samy- est ce qu'on appelle un multi-activiste et s'impose comme l'un des chantres de DIY de la scène rock indépendante du Grand Est depuis plus de 15 ans, à travers ses activités de fanzineux, journaliste, animateur de podcast, éditeur, musicien, et on en passe. Si Second Rate (1998-2003) reste le groupe auquel il a participé ayant le plus marque les esprits, il a aussi été (ou est encore) bassiste ou guitariste au sein de Lost Cowboy Heroes, Hawaii Samurai, Demon Vendetta et Teenage Renegade, entre autres. Parmi eux, the Black Zombie Procession fait figure de projet à part, à mi chemin entre le défouloir solo multi-genres et le groupe à géométrie variable intrinsèquement instable. Six ans après le "50% punk rock, 50% heavy rock, 100% zombie core" du deuxième album "Mess with the Best, Die like the Rest", the BZP surprend -positivement en ce qui nous concerne- via un recentrage purement crossover metal sur Vol III : the Joys of Being Black at Heart, nouvelle déclaration d'amour à la culture bisdes années 80 et 90. -Olivier Drago, New Noise Mag, Sept/Oct 2014]


Musicalement, Vol. III The Joys Of Being Black At Heart, tranche avec les deux précédents albums de The BZP, car plus franchement metal. N'aurait-il pas été plus judicieux de changer de nom ? D'autant plus que dans une interview vidéo disponible dans les bonus accompagnant votre nouvel album, tu expliques qu'un nom de groupe est choisi à un moment donné, parfois sans trop réfléchir, et qu'il ne correspond parfois plus trop à la musique et l'univers d'un groupe quelques albums plus tard…

The Black Zombie Procession est un groupe très particulier, à géométrie variable, ça a débuté comme un projet fourre-tout solo, un groupe dans lequel je n'aurais aucune contrainte, axé autour de ma passion de la culture bis et horrifique, une trappe musicale où je pourrais composer et jouer ce que j'ai vraiment envie, avec des potes musiciens choisis suivant la période et le style voulu. Le groupe a beaucoup évolué depuis le premier album en 2006, rien n'a été anticipé ni calculé, tout a été fait très instinctivement selon mes envies et mes humeurs. D'ailleurs, par faute de temps, occupé à jouer avec d'autres groupes ou à accompagner d'autres musiciens sur la route, j'ai mis ce groupe en stand-by pendant 5 ans. J'aurais effectivement pu changer de nom et décider de repartir sur une nouvelle base en créant un nouveau groupe, sachant que ce nouvel album est vraiment différent du reste de la discographie… tout du moins musicalement, car le trip horrifique fait bel et bien le lien avec les autres disques… Mais la question ne s'est même pas posée. Si j'avais 20 ans et si j'avais des velléités commerciales, des ambitions mal placées ou un plan de carrière musical en tête, peut-être que j'aurais ressenti le besoin de clarifier les choses, mais vu que c'est loin d'être le cas, je continue de mener ce groupe dans l'esprit foutraque qui m'a poussé à le mettre sur pied il y a 8 ans, en ne me posant aucune question et en me faisant plaisir. Tout simplement. Du coup, c'est plutôt compliqué pour trouver sa scène et son public, surtout à une période où le music business semble chaque jour de plus en plus étriqué et à l'affut de la sensation hype ou du buzz éphémère dans un style précis en vogue à un instant T, mais ce n'est pas un aspect des choses que j'ai dûment réfléchi. C'est comme ça et pas autrement. C'est aussi un moyen de lutter contre toutes ces étiquettes et ces niches de plus en plus restreintes dans lesquels les groupes et leurs publics semblent vouloir s'enfermer. Je fais l'inverse, j'ouvre les portes et les fenêtres, je laisse le vent rentrer, je repeins les murs et fais des travaux quand je le juge nécessaire. Ceux qui préfèrent l'aspect mélodique et calibré, plus punk rock dans l'approche, aiment les deux premiers albums, le dernier album s'adresse à un public plus porté sur la culture metal et hard core. The Black Zombie Procession casse le schéma du groupe " normal ", et c'est parfait ainsi. Certains en perdent leur latin, moi-même je ne sais pas toujours où je vais avec ce groupe, mais c'est une sensation rafraîchissante,  un remède contre la monotonie et la routine qui peut s'installer dans un groupe au fil des années et de leur discographie. La culture horrifique est le terreau du groupe, la musique n'est qu'une partie de la formule.

En concert, jouez-vous des morceaux des deux premiers albums - dans des versions réactualisées peut-être - ou pas du tout ?

Un seul morceau. On joue " Bugs " du deuxième album, puisque c'est Elie (le nouveau chanteur) qui la chantait déjà, il était venu faire un guest en studio quand on enregistrait le précédent disque, sans savoir que c'est lui qui allait prendre la place du chanteur sur l'album suivant. Ce titre annonçait déjà le revirement crossover opéré 5 ans plus tard. Un titre hommage au chef-d'œuvre de Paul Verhoeven, Starship Troopers, et, par extension, un clin d'œil aux films d'anticipation des années 50 qui ont posé les bases du ciné sci-fi et horrifique moderne.

Tu as débuté The Black Zombie Procession comme un projet studio et solo, t'entourant à chaque fois de musiciens différents à même de t'aider à réaliser to vision musicale. Aujourd'hui, il semblerait que Vol. III soi davantage le produit de ta collaboration avec le chanteur Elibats, avec qui tu sembles avoir de nombreux goûts en communs, que ce soit dans le domaine musical, cinématographique ou littéraire. The BZP est-il en train de devenir un duo, un groupe ?

Sans aucun doute possible. Nous avions déjà collaboré ensemble en 2006, j'ai joué un an dans son groupe (à la basse), Hellbats, combo heavy punk rock/horror/psychobilly, on se connaît depuis longtemps, on partage la même passion pour toute cette sous culture bis (ciné, comic-book, livres) et la musique qui s'en inspire. Je lui ai proposé d'intégrer le groupe alors que tous les morceaux étaient déjà enregistrés, je lui ai envoyé les bandes, je lui ai donné carte blanche pour les lyrics (que j'avais écris sur les deux premiers albums) et pour l'approche globale du chant. On vit dans le même univers, on est tout deux obnubilés par tout ce fatras bis, on passe notre temps à s'échanger, se prêter ou se conseiller des films, des BD, des livres, des figurines, etc. Et musicalement c'est le seul mec avec qui je peux parler de Danzig, des premiers albums d'Annihilator, Buddy Holly, Metal Church, Hirax, Dick Dale, Gorefest, Screaming Lord Sutch, Public Enemy, les Meteors et Obituary dans la même phrase !!
Pour ce qui est de devenir un groupe, oui j'aimerais vraiment que BZP rentre davantage dans cette dynamique, mais il est difficile de fidéliser des musiciens sur le long terme, sachant qu'on joue tous dans d'autres groupes, et qu'il est compliqué pour un mec de rentrer totalement dans le délire de cette formule un peu particulière à tous les niveaux, autant dans l'organisation que dans l'aspect artistique, par exemple les sessions studio et les live impliquent même des musiciens différents sur le nouvel album… mais ça pourra peut-être se figer, en tout cas on a prévu un nouveau mini album dans quelques mois avec le même line-up, ça sera une première dans l'histoire de ce groupe (rires) !

Quels autres musiciens accompagnent The BZP sur scène actuellement ?

Outre Elie (également guitariste-chanteur dans Hellbats) au chant, il y a Franz (ex-Nedgeva et actuel Demon Vendetta) à la basse et Fre (ex-Jack and the Berded Fishermen, Membrane et actuel Spanked) à la batterie, tous issus de la scène super active du Grand Est, l'axe Strasbourg-Montbéliard-Besançon.

Thrash, thrashcore, death metal, NYHC 90's, punk, metalcore/mélodeath, Vol : III The Joys Of Being Pure At Heart est un crossover on ne peut plus habile. Le but était donc de ne pas s'enfermer dans un de ces sous-genres, d'éviter le pastiche retro ?

Exactement. Avec cet album, je voulais clairement renouer avec mes origines metal, puisque c'est de là que je viens, mais sans toutefois tomber dans le piège de l'hommage un peu trop scolaire et appuyé, ce qui est souvent le cas dans cette scène retro-thrash qui est revenue d'entre les morts ces dernières années. Qui a besoin d'un énième groupe calquant à l'extrême ses idées et son look sur la formule Exodus/Kreator/Sepultura/Slayer/Nuclear Assault/Testament de la période 88-91 ? Il y a toutefois dans cette scéne revival quelques groupes que j'aime vraiment, comme Toxic Holocaust et Ghoul. Je suis un énorme fan de la scène de la Bay Area, je suis de la génération qui a vu exploser ce courant, je suis aussi un gros fan de heavy traditionnel, ainsi que de la scène death de Tampa ainsi que tout le courant scandinave qui a suivi… Ces styles font partie intégrante de mon adolescence, j'écoute encore ces groupes toutes les semaines, mais je ne voulais pas m'enfermer dans une formule purement metal au sens stricte du terme. Cette scène est, je trouve, déjà assez saturée. J'avais davantage en tête de retrouver le souffle et l'esprit de ce qu'on appelait la scène crossover, c'est-à-dire du thrash qui lorgnait sur les cultures alternatives, comme le hard core ; j'ai également clairement puisé dans  les groupes metal du début des années 90, qui axaient leurs styles sur des riffs monstrueux, avec la grosse production au cul, et cette petite touche de groove qui rendait la formule moins rigide. C'est clairement là que je voulais aller avec cet album. Et tous les styles que tu cites dans ta question sont clairement des ingrédients que j'ai jetés dans cette potion. Je suis content que certains s'en rendent compte. Sur scène, il nous arrive de reprendre Kreator, Gwar et même Body Count, ça en dit long sur notre approche. On nous a déjà comparés à the Accused, D.R.I, Merauder, Crumbsuckers et Prong en concert, c'est un autre élément de réponse. Tous ces rapprochements nous conviennent.

Quels ont été les retours à la sortie de l'album ? Les fans des deux premiers ont dû être surpris, non ? Et votre label Kicking Records ? C'est certainement sa sortie la plus " metallique "…

Effectivement, ça a surpris tout le monde. Mais les gens qui suivent le groupe commencent à comprendre que l'on opère selon un mode de fonctionnement différent, et certains suivent par amour au genre horrifique puisque notre concept est plutôt généreux en la matière. Il ne faut pas croire que tout le monde n'écoute qu'un style de musique, il existe encore des gens qui comprennent plusieurs styles musicaux, heureusement ! On a eu une excellente revue de presse à l'échelle nationale, et au niveau concert on a joué sur des plateaux très différents… on a croisé des groupes de metal, de punk, de gros rock, de hard core bourrin et mêmes des groupes de la mouvance indé !! C'est aussi une des particularités de ce groupe, dans la même tournée on se retrouve à croiser des groupes d'horizons très différents, genre les vétérans death français Mercyless, Les Sheriff (au Bataclan !!), à partager l'affiche d'un festival avec Gojira et Havok, et à envoyer la sauce dans un petit bar avec un groupe punk rock… chaque soir son lot de surprises, ça passe ou ça casse mais on ne peut pas dire que c'est monotone !
En ce qui concerne notre label Kicking Records, on est effectivement sa seule sortie " metal "  mais son roster est plutôt explosé, il est aussi ouvert que nous le sommes, et a toujours voulu éviter, comme nous, de rentrer dans une petite boîte. Il sort pas mal de disques dans le style punk rock (DOA, Les Sheriff, Uncomonmenfrommars, etc.), mais a aussi produit l'album de Mother Superior (l'ex-backing band du Rollins Band) dans un registre classic-rock 70 super raffiné, de l'horror-rock avec Hellbats, de la power pop avec Dead Pop Club, de la folk avec Billy the Kill, etc. Il publie même des livres ! Bref, il est aussi insaisissable et " incohérent " (aux yeux du music business) que nous ! Ca fait du bien d'être incohérent dans un système et un milieu qui ne l'est pas moins.

Le titre de l'album fait-il référence au groupe pop The Pains Of Being Pure At Heart ? Si oui, une raison à ça ?

Ah, c'est marrant que tu le mentionnes… on m'a récemment demandé des précisions quant à la provenance du titre et les références qui y sont liées dans une interview, j'ai été incapable de répondre… Je ne connais pas ce groupe mais le rapprochement est trop gros pour être accidentel. J'ai un petit carnet dans lequel je note des idées, toutes la journée, au gré de mes lectures (livres, net, BD, etc.) et de mes visionnages de films… j'ai dû tomber par hasard sur ce nom, l'écrire dans mon carnet, et m'en inspirer en changeant quelques mots, une technique que j'applique souvent. Je ne vois que ça. Inutile de préciser que BZP est très éloigné de la vision artistique de ce groupe.

Depuis ses débuts, The BZP développe un univers inspiré de la culture bis, films d'horreur, comics, etc., à travers ses textes, ses visuels d'album, de flyers, de T-shirts. , du coup, vous vous auto-qualifiez " horrorcore ". C'est un peu le moyen de réunir tout tes centres d'intérêt ?

Tout à fait, le terme " Horror Core ", accolé à celui de " Crossover ", est parfait pour décrire notre délire. En fait, même le terme " Horror Rock " me convient. C'est une scène, voire même une culture, qui n'est pas comprise du tout en France. Peu de gens jettent des ponts entre la musique, le cinéma, les comic-books, la littérature populaire et pourtant, tout ça me semble étroitement lié. En tout cas, personnellement, je n'envisage pas la musique coupée de ces autres mediums. Dans BZP, c'est l'idée de départ. C'est pourquoi je bosse toujours avec des illustrateurs géniaux spécialisés dans ce sous genre, c'est aussi pour cette raison que l'on a sorti l'édition CD de notre nouvel album dans un packaging DVD (on a poussé le vice jusqu'à proposer des bonus comme sur un vrai DVD, avec des interviews, commentaires, etc. !) pour se rapprocher du concept " film d'horreur ", très typé années 80. On est fans absolus de slasher movies, de splatter gore, de vigilante, de serial-killer, de survival, de films d'heroic-fantasy bourrins, de films d'action bas du front, d'horreur gothique façon Hammer ou des classiques de la Universal. Le problème c'est qu'en France, les termes " horreur " et " culture de genre " sont jugés avec énormément de condescendance, les gens associent ces styles -parce qu'ils ne les connaissent pas ou mal- avec la déferlante Walking Dead et tout ce délire zombies/infection/post apocalypse récupéré par la TV ou les mass media. Ou alors ils la prennent pour du vulgaire divertissement d'adolescents attardés, un truc pas sérieux et juvénile. Alors que pour moi, il s'agit de vraie littérature, profonde et onirique, d'une culture populaire qui a une histoire riche et du fond, d'une approche artistique décomplexée et fraîche, d'une cinéphile pointue, d'une recherche d'un monde imaginaire et de la volonté de garder une âme d'enfant dans un monde d'adultes décérébrés, fatigués physiquement et mentalement. Tout ce que je propose avec BZP est une réponse au morne quotidien, un bouclier face à la banalité proposée par nos medias, via des séries d'une bêtise crasse, de la musique sans âme, du cinéma soporifique et de la littérature académique. Du rêve, diantre !

Te considères-tu comme un nostalgique des années 90 ?

Je prends le terme " nostalgique " avec des pincettes… dans une interview récente j'ai utilisé l'expression " nostalgie positive ", qui me plaît bien. Puisque la nostalgie est quand même liée à cette idée du passé, le fait d'avoir toujours le regard braqué sur le rétroviseur, il y a presque une notion de regrets, de poussière, de temps qui passe et de mélancolie dans le mot " nostalgie ". Et si c'est dans ce sens là que tu l'emploies, je le dis clairement, je ne suis pas nostalgique. Même si j'ai toujours un peu l'impression d'être coincé dans une faille spatio-temporelle. Je tiens à préciser que j'aime ma vie, je suis fier de ce que j'ai accompli depuis que je suis ado', je suis conscient d'avoir passé de très bonnes années dans les années 80 et 90 mais je suis toujours hyper excité par ce qui se passe dans mon quotidien, je reste curieux, je suis vivant, j'ai encore de l'appétit culturel, ma planète tourne encore, et j'aime sortir de ma zone de confort. Je bosse aussi dans la presse et j'édite des fanzines, je me tiens donc au courant de ce qui sort en musique, au cinéma et dans les rayonnages de livres et BD. J'ai les oreilles et les yeux ouverts, et même si j'ai des avis très tranchés sur la culture moderne, j'aime être surpris par de nouveaux trucs. Ceci dit, je suis un pur produit des années 80, impossible de le nier. Je suis né à la fin des années 70, j'ai donc été façonné et éduqué par la culture des années 80 et 90. Et ça, quoique je fasse, je ne pourrai jamais le mettre de côté. Au niveau musical et ciné (et même vestimentaire !), ce sont les codes des années 80 et 90 qui m'ont construit, je les porte en moi, et ce sont donc ces codes que je renvoie à travers ma musique, ce que j'écris et ce que je publie. Si je veux être réellement honnête, je peux quand même te dire que je regarde à 80% de films des années 80 /90, que j'écoute à 80% de groupes de cette période et que j'ai à peu près les mêmes posters dans mon bureau actuel que dans ma piaule d'ado de l'époque (et ça inclut les affiches ciné de Terminator 2, Conan le Barbare, Tremors  et Freddy 3 !). Ca fait certainement de moi quelqu'un de " nostalgique ", non ? Je n'ai vraiment pas l'impression d'être très différent, à presque 40 ans, de l'ado que j'étais à 17 ans. Point fort ou point faible, ce n'est pas à moi de juger. Toujours est-il que tout me paraissait plus frais et plus consistant (plus épais, aussi, ha ha !) dans les années 80 et 90.

Comment envisages-tu le futur de The BZP ? Nouvelles évolution stylistiques ? Penses-tu pouvoir conserver le line-up actuel ?

C'est un groupe que j'aurai toujours à portée de mains et qui saura toujours combler mon appétit pour de nouvelles compositions et de nouvelles sorties discographiques. C'est un groupe qui continue de m'exciter, de me divertir et de me surprendre, c'est son but principal, tant que ça sera le cas, je continuerai avec plaisir. C'est mon jouet en quelque sorte. L'horizon est toujours grand ouvert avec ce groupe, c'en est sa principale qualité et force. On prépare activement un nouveau mini album, dans une veine similaire, entre thrash core et horror rock ultra musclé. Probablement un 7 titres, avec 4 morceaux inédits, une reprise, un remix indus et un morceau live, comme ça se faisait dans les années 90 (rires) ! Il devrait être en boîte à la fin de l'année pour une sortie dans le courant de l'année 2015, je ne veux pas refaire l'erreur de laisser cinq ans entre deux disques. Nous sommes dans une bonne dynamique, profitons-en.

Quels sont tes autres projets musicaux actuels ?

Je joue également dans Demon Vendetta, un trio de surf music / horror rock instrumental. Je suis un gros fan de surf music, encore une fois un style très lié à l'univers du cinéma de genre et de la culture bis, qui possède ses propres codes et son propre univers. C'est un style vraiment particulier, qui, dans le jeu et l'esprit n'est pas si éloigné que ça du metal si on y réfléchit bien. On travaille actuellement sur le deuxième album et on reprendra la route en Avril 2015 pour en faire la promo. Je m'amuse beaucoup dans ce groupe car tout comme BZP, on ne se pose aucune limite et aucune contrainte, et tout comme BZP, il est le reflet de mon quotidien, de mes passions, de mon monde intérieur et de ma personnalité.

Il y a quelques mois, tu as effectué une tournée avec ton ex-groupe Second Rate, alors reformé. Il s'agissait juste d'une dernière tournée pour le fun, ou avez-vous d'autres projets ?

C'est un groupe qui s'est séparé il y a onze ans, sa discographie a été rééditée cette année en format vinyl (sur le label Kicking Records). Cela faisait quelques années que l'on nous sollicitait pour rejouer ici et là, on a simplement profité de ces rééditions pour faire cinq concerts  de réunion, c'était clairement mis en place de façon très ponctuelle, pour marquer le coup. Ce groupe a été important dans mon parcours musical puisque c'est ce qui m'a mis le pied à l'étrier il y a un peu plus de 15 ans dans le monde de la musique, il a laissé une petite trace dans le microcosme punk mélodique/indé français, mais c'est définitivement derrière moi, ça appartient à une autre époque, et à d'autres envies. Ce fut très cool de repartir dans le van avec les potes de ce groupe, les concerts se sont vraiment bien déroulés mais musicalement c'est clairement quelque chose sur lequel je ne veux pas revenir. Tout le monde impliqué dans cette petite histoire a pris plaisir à le refaire pendant une semaine mais on a définitivement a rangé le dossier dans un tiroir, et il n'en ressortira pas.