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INTERVIEW NASTY SAMY pour le site MonstersSquad (2017)

[Guitariste (parfois même bassiste) possédé dans les projets musicaux les plus fous de l’hexagone (Black Zombie Procession, Hawaïï Samuraï,Teenage Renegade, Second Rate, Demon Vendetta, Hellbats…) Nasty Samy est aussi et surtout un passionné de culture bis et underground dans ce qu’elle a de plus viscérale. Si vous pensiez connaître le musculeux zigoto qui se cache derrière Everyday is Like Sunday, c’est le moment de réviser, pour les autres c’est le moment d’apprendre… Vous pouvez d’ailleurs retrouver tous les boulots de Sam sur ses sites Like Sunday et Nasty Merch.]

D’où vient ton amour pour le ciné bis et toute la culture affiliée ? Tu es tombé dedans tout seul ou quelqu’un t’as poussé ?

Aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours lu… ma mère lisait beaucoup, ça a eu un gros impact sur moi quand j’étais gamin. J’ai lu le Dracula de Bram Stoker quand j’étais au collège, j’ai adoré. C’est un univers qui m’a vraiment touché. A la même période, j’ai dévoré les premiers livres de Stephen King sur lesquels je suis tombé, tels que Carrie, Christine, Simetierre, la trilogie Ca, Misery, Dead Zone, ses recueils de nouvelles,  ainsi que ses romans publiés sous le nom Richard Bachman, des livres plus sombres et violents que ceux qu’il signait sous son véritable nom. A cette époque, je lisais tout ce qu’il publiait… et je m’y suis d’ailleurs remis il y a cinq ou six ans, ses derniers livres sont vraiment très bons (Joyland, 22/11/63 et Revival, tout particulièrement). Je lisais aussi un peu Dean Koontz et quelques autres auteurs de littérature horrifique, et beaucoup d’Heroic Fantasy, notamment du Robert E Edward (Conan, je suis un fan ultime !) et du Mickael Moorcock (j’adorais son cycle Elric). Je lisais aussi beaucoup de comic-books (Marvel) à cette époque, c’était plutôt bien distribué en kiosques (tout début 90), principalement Serval, Ghost Rider (mon préféré à l’époque), X-Men, Thanatos, Strange, et quelques autres. Bref, j’ai toujours été bon client pour les « mondes imaginaires »… donc forcément, j’adorais le cinéma qui était lié à tout ça, les films d’horreur/fantastique, les monster movies et surtout les films splatter gore, qui,  pour moi, caractérisent vraiment l’esprit des années 80 et le tout début des années 90, ma période préférée… cette période très précise me renvoie des images très nettes de mon adolescence et de mes goûts d’alors.C’est clairement une époque qui m’a construit. J’étais vraiment une « éponge culturelle » quand j’étais au collège et au lycée, j’essayais de lire tout ce qui me tombait sous la main, idem pour les films… je fais partie de la génération qui a connu le boom des vidéos-club, ça a clairement été un gros point positif, surtout quand tu habitais dans un petit bled paumé, comme c’était le cas pour moi. Je lisais beaucoup de presse également, j’ai découvert Mad Movies et l’Ecran Fantastique quand j’étais au collège, ainsi que la presse ciblée sur les musiques Hard Rock et Heavy Metal de l’époque. Bref, ce n’est pas une personne, un événement précis ou un media en particulier qui m’ont fait tomber dans  le ciné bis et la culture qui en découle, mais plutôt un ensemble de livres, de films, de BD, de groupes, de potes et de magazines découverts au bon endroit et au bon moment. La période –les années 80/90, donc- était vraiment propice pour que tout s’aligne… et que le môme et ado’ que j’étais s’y intéresse avidement.

Pour toi, le ciné est-il le liant de toute ta culture ou un élément parmi tant d’autres ?

Un élément parmi tant d’autres. La musique est très importante dans ma vie, la littérature également. Je dirais que le cinéma vient en troisième position. Et même si j’ai regardé des milliards de films, que j’ai lus beaucoup de livres sur le sujet, regardé des tonnes de documentaires et écoutés de milliard d’heures de podcast sur le 7ème art et ses coulisses, je peux clairement affirmer que je n’ai jamais été marqué au fer rouge par un film comme j’ai pu l’être par un livre ou un disque (ou même une chanson). Cela dit, tout est lié dans mon petit univers personnel, il y a des ponts plus qu’évidents entre la musique, le cinéma , la littérature et la BD. Je me répète, mais c’est un tout, indissociable.

Tu as annoncé la fin de tes activités avec Everyday is Like Sunday (probablement le zine le plus perso de la fan-édition), c’est quoi la suite des événements ?

En effet, je passe à autre chose. J’ai sorti 8 numéros du fanzine Everyday is Like Sunday (100 pages minimum à chaque numéro) entre 2006 et 2016. Ils sont d’ailleurs tous épuisés. De plus, dans la même période, j’ai édité deux numéros du mini zine Shoot to Kill (or don’t Shoot at All), le livre/carnet de route « Continental Divide » sur mon périple aux Etats Unis pendant 6 mois (sorti en 2012) ainsi que le livre « Explosions Textiles (Mon Premier T-shirt de Groupe) »… et si je compte en plus les collaborations dans quelques autres fanzines sortis ici ou là (Zone 52, Cathodic Overdose, Mixtape, Slime Zine) ainsi que des piges pour quelques magazines de la presse nationale… ça fait quand même une décennie plutôt riche en écrit, ca représente un sacré paquet de pages noircies ! J’ai simplement besoin de faire autre chose. Là, en 2017, je n’éprouve plus le besoin d’écrire sur tout ce que je regarde, lis ou écoute. Avant l’aventure Everyday is Like Sunday, j’écrivais dans le pro zine musical Kerosene (début 2000), je publiais également un zine du nom de There’s a Place in Hell for Me and My Friends et la news-letter Unwell…. bref, je publie des zines depuis 1997, j’ai fais ce que j’avais à faire avec ce format, quasiment sans temps mort… place aux jeunes ! Mes activités musicales me prennent également beaucoup de temps, je dois faire des choix, j’ai envie de me faire plaisir, je ne veux rien m’imposer. Et, surtout, il me faut du temps pour terminer un gros projet sur lequel je travaille (avec mon pote Jérémie Grima) depuis un peu plus de trois ans : un livre sur les origines de la scène française Thrash Death (1985/1995),  un gros pavé qui reviendra sur tous les groupes et activistes de la scène extrême française initiale, narré sur le mode de l’histoire orale, avec une iconographie de dingue. Je bosse dessus quasiment tous les jours, ça représente énormément de travail, il faut donc que je me concentre sur ce livre, que je le termine et je verrai ensuite sur quoi j’enchaînerai… j’ai quelques trucs qui sont en route, un livre d’interviews notamment (de musiciens, auteurs, illustrateurs, etc., que j’ai placées dans la presse culturelle ces dix dernières années), mais c’est encore à l’état embryonnaire. Quoiqu’il en soit, ce ne sont pas les projets de livres qui manque… mais j’ai définitivement tourné la page du fanzinat, en tout cas du mien… même si je continuerai à collaborer avec grand plaisir ici et là dans quelques autres zines édités par des potes quand on m’en fera la proposition !

On retrouve des morceaux de tes groupes dans des films (un morceau de BZP, « Nasty Stomp », dans le documentaire Super 8 Madness), tu as lancé un ciné-club avec une programmation très riche sur Besançon (Sinister Ciné Club), tu grattes dans plusieurs zines et magazines… Au final, qu’est ce qui te rend le plus fier quand tu prends du recul sur ton activisme dans cette scène ?

Je ne tire pas particulièrement de fierté des trucs que je fais… je les fais parce que je dois les faire, c’est tout. C’est ce qui me définit. J’aime écrire, donc j’écris. J’aime écouter et jouer de la musique, donc j’en fais. J’aime voyager et être en mouvement, donc je suis souvent sur la route avec un groupe ou un autre. Ca ne va pas plus loin que ça. Je n’ai jamais été carriériste, je fais les choses d’une manière très instinctive. Pour le reste, c’est un ensemble de circonstances : des rencontres, des opportunités, des contacts, des propositions, des envies, etc. J’aime travailler sur toutes mes activités « culturelles », et tant que ça sera le cas, je continuerai… le jour où je commencerai à traîner la patte pour finir un article ou un projet en cours, je lâcherai l’affaire. J’ai toujours fait tout ce que je fais -que ce soit la musique, les zines, les organisations de concerts, de ciné club, etc.- d’abord pour moi… pour me faire plaisir en premier lieu… je n’attends rien de tout ça, même si au final ça représente mon activité principale depuis quinze ans ! Je suis content d’avoir pu enregistrer 18 albums à ce jour et joué plus de mille concerts dans toute l’Europe… rien ne m’y prédisposait au départ, j’ai juste suivi mon instinct et mes envies.La seule fierté que j’ai vraiment, c’est d’avoir réussi à garder mon âme et mon cœur d’adolescent dans ce monde gerbant d’adultes perdus et abrutis par les tracas quotidiens. J’ai quarante ans, et je fonctionne -à tous les niveaux-  encore comme quand j’en avais dix neuf. Je ne sais pas si c’est une qualité ou un défaut, mais c’est ainsi. J’ai les mêmes envies, les mêmes goûts, le même appétit pour la vie, je me sape pareil, parle pareil, et surtout je me branle de tout qui touche de près ou de loin aux pseudos « valeurs » des adultes. Je n’ai jamais voulu « grandir » (les guillemets sont importants !)… je suis resté fidèle au cinéma, à la musique, et plus globalement à la culture qui m’a façonné en étant môme et ado’, j’ai toujours autant de sensations quand j’y suis exposé, et ça, oui, j’en suis fier. Immature, oui, c’est le mot… mais c’est complètement assumé.    

D’ailleurs quelle est pour toi la meilleure OST de tous les temps ?

J’aime bien les BO typées « rock » (et affilié). Donc là, je te répondrais : la BO d’un très mauvais film, Judgement Night ! Projet crossover qui voyait des groupes (de Rock, de Metal et globalement de culture alternative) collaborer avec des groupes de Hip-Hop… parmi ces binômes de folie : Helmet / House of Pain, Slayer / Ice-T, Therapy? / Fatal, Biohazard / Onyx, Faith no More / Boo-Yaa Tribe, Pearl Jam / Cypress Hill, etc. Le film est sorti en 1993, du coup c’est hyper cimenté dans son époque mais c’est à mon avis une des meilleurs BO de film dans le genre, composée spécialement pour l’occasion.
Ceux qui se souviennent de la BO de Demon Knight (excellent B movie adapté de la série Tales from the Crypt, sorti en 1994) avoueront qu’elle est également de très haute tenue… avec du Ministry, Melvins, Sepultura, Megadeth, Rollins Band, Biohazard, Grave Diggaz, Machine Head, etc., dur de taper à côté de la cible.  Plus nineties, tu peux pas !!
J’aime bien la BO de Terminator 2 également, de Brad Fiedel, le thème est vraiment fantastique…  

Si tu avais un projet ciné à concrétiser, quel qu’il soit et avec un budget illimité, ce serait quoi ?

Avant de concrétiser un projet ciné, si je pouvais déjà avoir quatre francs et six sous pour concrétiser des clips pour mes groupes, ça serait déjà génial ! Pour le reste, j’ai toujours rêvé d’un remake de Deathwish, un de mes films préférés… remis dans notre époque, mais en restant aussi violent et anti politiquement correct que le premier. Un movie vicieux et sans compromis ! Il semblerait qu’Eli Roth soit sur le projet, attendons de voir ce qu’il en a fait… espérons qu’il ait gardé le (mauvais) esprit de l’original. Mais, honnêtement, celui qui va enfiler les chaussons du Charlot Bronson  a intérêt à chausser très très grand ! Pas gagné.

Avant de passer à la seconde partie, je te propose un exercice que tu aimes bien faire passer aux autres :

Robocop ou Terminator ? Choix compliqué sachant que ce sont deux films que j’adore, mais je vais opter pour Robocop, car je préfère la carrière de Paul Verhoeven à celle de James Cameron. Cela dit, je suis un énorme fan de Terminator 2, une relecture du premier, ni plus ni moins, mais avec plus de budget et un scénar’ mieux troussé.  Quoiqu’il en soit,  Robocop et Terminator sont deux films géniaux qui m’ont marqué à vie.

Lloyd Kaufman ou Charles Band ? Impossible de me prononcer tant mon respect pour ces deux mecs est énorme. Des deux côtés, il y a du très bon et du catastrophique, du génial comme du navrant, mais quoiqu’il en soit, ils parviennent toujours à nous tirer un sourire de satisfaction, même si c’est parfois –il faut l’avouer- vraiment régressif. Ce sont deux artisans qui fonctionnent comme fonctionnait Roger Corman et quelques autres du même acabit… même école, même spirit. J’aime ce genre de ciné bricolé, ça navigue dans les eaux des monster movies, du splatter gore, du slasher, des films de marionnettes possédées, de la comédie horrifique débile, avec des effets à l’ancienne et quelques meufs à poil, c’est souvent con comme la lune, mais impossible de ne pas valider. En tout cas, pour moi, ces deux mecs représentent une vision du cinéma horrifique cheap (mais hyper généreux) dont je me réclame. Leurs catalogues respectifs (Empire, Full Moon, Troma) sont truffés de très bons films… il serait malhonnête de le nier.

Movies ou L’Écran Fantastique ? Mad Movies, de très loin. Même si je ne l’achète plus -et ne le lis plus- depuis six ou sept ans… Je n’ai pas ouvert un Ecran Fantastique depuis que j’ai quitté la fac (et ça remonte à 20 ans !).

Freddy ou Jason ? Freddy, car il cristallise selon moi l’esprit de l’horreur mainstream des années 80. Il y a du très  bon et du très mauvais dans la franchise, mais je suis un bon client pour ce genre de délires. C’est vraiment un film lié à ma génération, ça doit jouer aussi. Plus globalement,  j’ai vu toutes les suites des ces « sagas » au ciné ou en VHS à leurs sorties…j’aime bien sûr Friday the 13th, une des bases du slasher ricain tel qu’on le connait aujourd’hui, mais si je dois vraiment choisir entre les deux, j’ai plus de souvenirs personnels sur les films de la saga Freddy.

Bis rital ou bis ricain ? Je suis définitivement plus branché par le ciné américain qu’italien. La base de ma culture « pop » est américaine… mes auteurs préférés (à quelques exceptions près), mes illustrateurs préférés, mes musiciens préférés, mes réalisateurs préférés sont américains. Ma génération a été bercée par des codes culturels américains, impossible de le nier. Je suis davantage sensible aux standards américains qu’européens (sauf quand il s’agit de cinéma qualifié « d’auteur »… je suis un fan absolu de Truffaut et de Chabrol).

Re-Animator ou From Beyond ? Je choisis Re-Animator, une référérence dans le genre bien entendu. Mais From Beyond est également un excellent film. Stuart Gordon, un genie, une carrière exemplaire.Gordon ou Yuzna ?Ils sont, selon moi, indissociables.Poledouris ou Boswell ?Poledouris, pour la BO de Conan the Barbarian de John Milius, qui est mon film préféré de tous les temps!

Les 10 questions « passion » façon Proust :

Quel est ton premier film vu (et le contexte) ?

La question concerne le genre horrifique/fantastique je suppose ! Franchement je ne me souviens pas du premier film auquel j’ai été exposé, c’est loin, et il y en a tellement eu depuis ! Mais j’ai des souvenirs assez précis d’avoir vu -du coin de l’œil- Conan the Barbarian chez mon père (il a eu un lecteur VHS assez tôt), et qu’il me disait que « ce n’était pas  un film pour les enfants », que ça allait me faire peur… j’ai également des souvenirs du clip de Thriller de Mickael Jackson, à sa sortie, un clip réalisé par John Landis (qui était une sorte d’hommage au film d’horreur old school), qui passait dans une émission de type talk-show… ça devait être en 83/84, je devais avoir 7 ans, ça m’avait beaucoup marqué.

Ta scène ciné culte ? T

rop pour les mentionner… question beaucoup trop vaste !! Je suis un énorme  fan de films splatter gore 80, tu fais un mix de tous les dérapages graphiques des bobines de ce genre, et tu as une idée des scènes que j’apprécie ! J’ai d’ailleurs revu il y a quelques jours The Deadly Spawn, et, pour le coup, il y a dans ce film quelques scènes absolument géniales ! J’aime bien la scène de viol dans Humanoids from the Deep, quand une des bestioles aquatiques se tape une nana qui court à poil sur la plage, vraiment très beau et touchant.

Le film qui t’as le plus déçu voire énervé ?

31, le dernier film de Rob Zombie, est typiquement le genre de film que je déteste. Vulgaire, laid, bête, agaçant, putassier, trop bruyant, et mal réalisé. Bref nul à chier à tous les niveaux. Aucune poésie dans ce film, le vieux Rob a bel et bien touché le fond. En fait, je me rends compte que dans les films qu’il a réalisés, je n’ai aimé qu’Halloween 2, le reste est vraiment très light.

Ton moment, ta scène d’humour préférée ?

Plus que de l’humour pur et dur, je préfère les scènes « décalées »… le genre de mood qu’il y a dans les films d’Henenlotter, ou dans des films comme Street Trash, C.H.U.D, Bad Taste / Brain Dead, the Borrower, Re-Animator, etc. Pour le reste, je trouve que l’humour d’un film comme Bubbah Oh-Tep est vraiment hyper fin, le ton est tellement singulier. Par contre, je n’aime pas du tout les comédies « gores », du genre Shaun of the Dead, ça me tape très vite sur les nerfs.

La scène érotique la plus bandante, excitante pour toi ?

Basic Instinct, la scène de l’interrogatoire, avec Sharon Stone qui croise et décroise les guibolles. Chaud. J’ai frôlé l’AVC la première fois que je l’ai vu, à sa sortie, au ciné. La scène où Rob Lowe montre le loup pour la première fois à sa copine (la fille du coach, il est ouf’ !) au coin du feu dans Youngblood… oui, j’avoue avoir été traumatisé par cette scène pendant mes années collège.

Le film le plus déjanté que tu aies vu ?

A remettre dans le contexte, sachant qu’un film que je trouvais « déjanté » à 14 ou 15 ans l’est beaucoup moins quand je le revois à 40… donc compliqué de répondre vraiment précisément. Mais la première fois que j’ai vu les Feebles de Peter Jackson, à sa sortie en VHS, je peux t’assurer que j’avais trouvé ça ultra déjanté ! Idem pour c’est Arrivé Près de Chez Vous, vu en VHS à sa sortie, c’était un OVNI à l’époque, même si je trouve ça carrément agaçant (et impossible à regarder!) maintenant (Poelvoorde me donne des envies de meurtres, je ne le supporte pas). Poultrygeist (de Lloyd Kaufman), que j’ai vu l’année dernière en DVD, est plutôt assez gratiné en matière de conneries carabinée, j’ai trouvé ça très déjanté en un sens, dans l’approche régressive du terme, en tout cas ultra fun et supra divertissant. John Dies at the End de Coscarelli est également bien déjanté, tellement original et barré… bref, il y a beaucoup d’exemples de « déjante », très différentes dans l’approche.

La scène la plus flippante à tes yeux ?

Honnêtement, je n’ai jamais eu peur en regardant un film. Je ne me suis d’ailleurs pas intéressé à ce genre de cinéma (ou de littérature) pour me faire frissonner, j’ai toujours été très conscient que ce n’était que du cinéma, donc pas la réalité… c’est le côté « monde imaginaire » que j’ai toujours aimé, voilà pourquoi je regarde ces films : pour m’échapper du quotidien. La première fois que j’ai vu Massacre à la Tronçonneuse, je m’attendais vraiment à passer un sale quart d’heure… le film était précédé de tellement de légendes urbaines ! J’étais au collège, on l’avait loué avec un pote, et on s’attendait à un truc vraiment barbare… on avait déjà tout deux regardés pas mal de films d’horreur, donc je ne peux pas dire que c’était un baptême du feu en la matière… mais quand le générique de fin est tombé, on a été TRES déçus. On pensait vraiment qu’on allait voir des gens enfermés dans des caves, torturés, découpés, mutilés et violés par tous les orifices à la tronçonneuse, avec du sang et de la boyasse qui vole contre les murs !!  Ha ha !   

Ton actrice/acteur sur laquelle/lequel tu as fantasmé (mais vraiment hein) ?

Brigitte Nielsen dans Cobra. Un de mes films préférés de tous les temps, d’ailleurs.

Ton souvenir le plus marquant lié au ciné ? (film, rencontre, visite d’un lieu de tournage…)

Je ne devrais pas le dire, mais bon… j’ai vu BrainDead (de Peter Jackson) au cinéma à sa sortie, aux alentours de 93/94, j’y suis allé avec ma copine de l’époque, j’étais en classe de seconde, on était installé au balcon, au deuxième étage du ciné-théâtre de notre village, on était les seuls spectateurs situés à l’étage (les autres étaient au premier)… et bon, je ne vais pas te faire de dessin, mais on a passé pas mal de temps à faire autre chose (mais alors vraiment autre chose !) que regarder le film en question. Du coup, quand on évoque ce film, je repense à ça, c’est marrant. Bon, du coup, j’ai à nouveau pu regarder le film en louant la VHS un peu plus tard… quand même, un peu de sérieux. Un film que j’adore, inutile de le préciser, et qui a joué un rôle très important dans mon intérêt et amour du genre splatter gore.